dimanche 8 décembre 2013

Gluten, ce doux poison...

Pas de recette aujourd'hui, mais un premier vrai bilan après trois mois de presque sans gluten... Je dis "presque" car je ne l'ai pas totalement éliminé de mon alimentation. Je fais de temps à autre de petits écarts, un minuscule bout de pain par-ci, un biscuit du goûter des garçons par-là, une toute petite part de gâteau avec mes collègues, de la chapelure "classique" de temps à autre mais rien de bien important.
Et quelques anecdotes qui me font dire que le gluten et moi, on n'est vraiment pas fait l'un pour l'autre et qu'il était grand temps que je m'en aperçoive !


[Mode "j'te raconte un peu ma life"/ON]
Au tout début de ma nouvelle alimentation, j'ai eu deux phases de désintoxication. Un truc méga violent, genre état grippal puissance 10, où je n'étais franchement bonne à rien ! ça a duré quelques heures voire une journée et hop, j'allais mieux. Je m'y attendais mais pas de cette façon.
Et puis, j'ai fait deux gros écarts dont un MacDo, pas plus tard que vendredi soir (je suis rentrée du boulot très tard, méga affamée et pensant que SuperChérichéri ne m'avait rien prévu pour le repas, je me suis arrêtée au drive pour prendre un MacChicken). J'ai donc mangé en toute tranquillité mon sandwich bourré de matières grasses et de gluten, en me disant qu'une fois de temps à autre, ça ne pouvait pas me faire de mal. Et c'est là que je me fourrais le doigt dans l’œil bien profond, au moins jusqu'à l'épaule (oui, je peux être très souple parfois !). Je t'explique ! La journée de samedi a été très animée au boulot, j'étais fatiguée mais comme on est en période de fêtes, jusque là, tout est normal... 
Sauf que...
Hier soir, j'étais en train de tapoter sur Skype avec ma coupine Brenda, je lui demande comment elle va, elle me demande comment je vais, toussa-toussa et d'un coup, je sens mes muscles et mes articulations (TOUS mes muscles et TOUTES mes articulations, de la pointe des orteils à mes phalanges en passant par le dos, les vertèbres...), bref, tout mon corps devenir petit à petit hyper méga douloureux. Genre état grippal puissance 100 (note bien le 0 supplémentaire...). Je tremble comme une feuille morte, je grelotte tellement j'ai froid (alors qu'il ne fait pas du tout froid dans la maison), je claque des dents, je ne tiens plus debout. En l'espace de cinq petites minutes, je suis passée de l'état "fatigue d'une grosse journée" à "loque humaine". J'abandonne très rapidement Brenda et je file (enfin, façon de parler, hein ! parce que j'étais incapable de faire le moindre petit pas sans souffrir le martyr !) me réfugier sous mes deux épaisseurs de couette, après avoir enfilé une paire de chaussettes (mon côté glamour en prend un sacré coup, mais j'assume !)
Au début, SuperChérichéri s'est gentiment moqué de moi, mais il a vite déchanté quand il a compris que je ne plaisantais pas du tout. Une fois couchée, les symptômes ont empiré. C'était tellement violent et douloureux que je me suis mise à pleurer malgré moi. J'ai même pensé à aller faire une visite nocturne aux urgences (SuperChérichéri m'a avoué y avoir aussi pensé...) J'ai pris un cacheton anti-douleurs avec un grand verre d'eau (un effort surhumain à ce moment-là) et après deux bonnes heures de claquement de dents et de tremblotage intensif, j'ai fini par m'endormir/m'assoupir. 
Ce matin, à part un léger mal de crâne, je n'ai quasiment plus rien.

Comme je l'ai dit plus haut, c'est la seconde fois que ce genre de "mésaventure" m'arrive. Et j'espère  très honnêtement que ce sera la dernière. La première était aussi après un repas overdosé en gluten.
Tout ça pour te dire qu'entre le gluten et moi, c'est officiel : la guerre est déclarée !
[Mode "j'te raconte un peu ma life"/OFF]


Je passe quand même aux points super positifs de cette nouvelle alimentation :
- l'état de ma peau s'est nettement amélioré : plus du tout d'acné et mon psoriasis a diminué
- hormis ces quelques phases violentes, mes douleurs articulaires ne sont que de mauvais souvenirs, j'ai même songé à reprendre le sport, notamment le yoga et peut-être le footing (c'est pour dire !)
- une chose en entraînant une autre, mon moral va beaucoup beaucoup mieux
- mes collègues trouvent que j'ai grave la pêche (heureusement qu'ils ne m'ont pas vue hier soir)
- et cerise sur le gâteau (sans gluten, mouahahahahaha), j'ai perdu 7 kilos sans autre effort que celui de cuisiner différemment et surtout en mangeant à ma faim.

Tout ça pour te dire que l'intolérance au gluten (différente de l'allergie) est loin d'être une fatalité même si, il faut bien l'avouer, parfois, c'est un chouilla contraignant !
Allez, je te laisse, j'ai des recettes à mettre en ligne !



2 commentaires: